loading . . . Samsung sort un nouveau SSD grand public, le 990, et il montre un futur qui ne s'améliore pas sur les prix Si les prix des SSD a largement augmenté ces derniers mois — les SSD de 256 Go valent 70 € en juillet 2026 —, tous les fabricants n'abandonnent pas ce marché, comme Crucial à la fin 2025. Samsung, qui produit ses propres puces de mémoire flash et ses contrôleurs, vient en effet d'annoncer le Samsung 990, un nouveau modèle d'entrée de gamme.
Le Samsung 990 QVO. Image Samsung.
Crucial disparaît d’un marché de la mémoire vive déjà très tendu
La quantification en entrée de gamme est vite dite : il est lancé au prix de 270 $ (1 To) et 530 $ (2 To), ce qui montre bien ce que les fabricants attendent pour le futur. Actuellement, on trouve encore le Samsung 990 EVO Plus pour 180 € (1 To), mais ça ne devrait plus durer, donc.
Le SSD. Image Samsung.
D'un point de vue technique, c'est assez basique : c'est un SSD M.2 PCI-Express 4.0 annoncé à 7,2 Go/s en lecture et 6,5 Go/s en écriture. Ce n'est pas ridicule, mais pas non plus dans le haut du panier. Le SSD est équipé de mémoire flash de type QLC (4 bits par cellule), une mémoire d'entrée de gamme plus dense que les autres (la TLC stocke 3 bits par cellule) mais aussi en théorie moins endurante. Les valeurs de Samsung le montrent bien : le TBW, c'est-à-dire la quantité de données que le SSD peut accepter en théorie, est de 400 To sur le modèle 1 To. Une valeur plus faible que le 990 EVO, qui est à 600 To pour la même capacité. De même, la garantie est de trois ans. Soyons clairs : atteindre 400 To d'écriture reste compliqué dans un usage standard et le SSD ne va pas s'arrêter net une fois la limite dépassée, mais, en cas de problème, Samsung n'interviendra pas. Enfin, c'est un SSD sans mémoire vive, ce qui ralentit certaines tâches et nécessite une (petite) partie de la mémoire vive de l'hôte.
La seconde face semble vide, ce qui simplifie l'intégration. Image Samsung.
Le test de Tom's Hardware montre qu'il aurait pu s'appeler Samsung 990 QVO, mais que divers changements sur le type exact de mémoire flash donnent de meilleurs résultats que prévu, ce qui justifie le changement de nom. Il utilise visiblement de la mémoire de 9e génération, alors que c'était la 7e qui était attendue. Elle est plutôt pensée pour les entreprises et paradoxalement bridée par le contrôleur PiccoloQ (elle peut atteindre 3,2 Go/s par puce, mais est bridée à 2,4 Go/s), ce qui laisse la place à un futur 990 QVO plus lent (ou une version OEM pour les fabricants de PC). Il s'agit tout de même d'un SSD à base de mémoire QLC, donc les performances sont bonnes dans le cache pSLC (qui simule une mémoire flash SLC avec 1 bit par cellule) mais s'effondrent vers 200 Mo/s une fois que ce cache — d'une capacité de 350 Go sur le SSD de 2 To — est vide. Le cache en question semble dynamique, donc sa taille varie en fonction de l'espace libre. Le SSD a aussi le défaut de consommer beaucoup plus que ses concurrents, avec plus de 1,2 W au repos.
Le cache pSLC clarifié (1/2) : l'arme secrète des SSD modernes
Dans la pratique, le SSD est un modèle qui n'est pas extraordinaire, mais qui a l'avantage d'être a priori fiable et d’éviter de jouer à la loterie avec les SSD noname à bas prix qu'on trouve actuellement en masse. Mais il montre surtout que le marché des SSD n'est probablement pas près de redescendre au niveau des tarifs. http://dlvr.it/TTYrHW