loading . . . Fluorescence, bioluminescence, incandescence au Jardin des plantes... A Paris, une expo nocturne dĂ©voile les lumières cachĂ©es de la nature Pour la septième Ă©dition de sa populaire dĂ©ambulation extĂ©rieure hivernale, le MusĂ©um national d’histoire naturelle met en mouvement les mystĂ©rieuses lueurs des abysses, des champignons ou des minĂ©raux. Â
Par Camille Gévaudan
Publié le 12/11/2025 à 14h30
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jusqu’au 18 janvier 2026
 Des lucioles simulées en essaim dans un arbre Tout ce qu’on croise dans le Jardin des plantes est joli, mais surtout, tout est vrai. C’est le message que veut faire passer l’établissement culturel, poursuit Gaël Clément : « Ce qui est important, c’est que le public se dise que tout ce qui est présenté là , même les formes animales qu’il ne connaissait absolument pas et qui ont l’air extraordinaires, existe vraiment. On est au Muséum, il y a un discours et on lit le nom latin de la bestiole sur le panneau : c’est donc une réalité, même si elle est sublimée. » Chaque pierre est accompagnée de son nom scientifique, sa formule chimique et quelques explications sur son origine. « On est sur une ligne de crête, poursuit-il. Il ne faut pas être trop scientifique non plus, donc les discours sont simples, courts, mais ils font passer l’essentiel. »
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A mi-chemin entre le parc d’attractions et la visite au musée, la balade se poursuit dans le monde terrestre avec les inévitables lucioles, simulées en essaim dans un arbre : « Comme les années précédentes, on présente des organismes que le public connaît et attend, explique Gaël Clément. Mais l’idée est ensuite de montrer la richesse et les merveilles de la biodiversité en présentant des espèces qu’on connaît nous, scientifiques, et qui sont morphologiquement extraordinaires, ou avec un mode de vie ou un comportement extraordinaire. » On découvre que la bioluminescence des lucioles est un phénomène biologique qui concerne aussi des champignons, et que la fluorescence vue avec les minéraux se retrouve en forêt chez la passiflore, une fleur, ajoute le commissaire scientifique, « qui brille dans des couleurs complètement différentes en UV, avec des organes sexuels qui luisent énormément et attirent des papillons tropicaux »."
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image : Pour la septième fois depuis 2018, le Muséum national d’histoire naturelle installe, à partir de ce mercredi, son exposition "En voie d’illumination". (Aurélie Sauffier) https://sco.lt/63WoO8