loading . . . Panorama sur le réchauffement climatique Dans la deuxième partie de son sixième rapport publiée en février 2022, le Giec énumère plusieurs des conséquences attendues, certaines déjà visibles, du réchauffement terrestre sur la population et la biodiversité. « La multiplication des vagues de chaleur, des sécheresses et des inondations excède déjà les seuils de tolérance des végétaux et des animaux, provoquant la mortalité massive d’arbres, de coraux et d’autres espèces », note le Giec. Les phénomènes météorologiques extrêmes « exposent des millions de personnes à une insécurité alimentaire et hydrique aiguë », poursuit l’organisme. Dans un rapport publié en octobre 2018, le Giec rapporte que 8 % des vertébrés, 18 % des insectes et 16 % des plantes (parmi 100 000 espèces étudiées) perdraient plus de la moitié de leur habitat naturel en cas de réchauffement climatique de 2 °C.
Brief.me - Panorama - Comment limiter le réchauffement climatique.
Dernière mise à jour le 24 octobre 2023
créé le 28 novembre 2019
Sophie Cazaux, Nicolas Filio et Laurent Mauriac
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LES DATES À RETENIR
Juillet 1979
Le rapport Charney
En 1979, le rapport Charney, commandé par la présidence des États-Unis à l’Académie nationale des sciences américaine, affirme : « Nous avons la preuve irréfutable que l’atmosphère change et que nous contribuons à ce changement. » Partant de l’hypothèse d’un doublement des émissions de CO2 dans la première moitié du XXIe siècle, les chercheurs estiment qu’il produira une élévation de la température terrestre d’environ 3 °C, avec une marge d’erreur de plus ou moins 1,5 °C. Le rapport Charney fera référence au sujet de l’impact humain sur le réchauffement climatique jusqu’aux travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat à partir des années 1990.
Décembre 1997
Le protocole de Kyoto
Lors de la COP3, la troisième Conférence des parties sur le climat, réunissant les États membres de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques en décembre 1997 au Japon, 37 pays industrialisés, dont la France, et l’Union européenne adoptent le protocole de Kyoto, un traité contraignant par lequel ils s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % en moyenne entre 2008 et 2012 par rapport à 1990. Il entre en vigueur en février 2005, une fois ratifié par 55 pays représentant au moins 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre de 1990. Ces pays tiennent leurs engagements, mais l’absence de grands émetteurs de gaz à effet de serre comme les États-Unis (qui ont signé le texte, mais ne l’ont pas ratifié), la Chine et l’Inde – qui se sont fortement développées depuis 1990 – en atténue l’impact.
Décembre 2015
L’accord de Paris
194 pays et l’Union européenne approuvent en décembre 2015, lors de la COP21, l’accord de Paris. Le texte fixe comme objectif de contenir « l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et de poursuivre « l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels ». L’accord entre en vigueur en novembre 2016. En août 2017, le président des États-Unis, le deuxième pays émetteur de gaz à effet derrière la Chine, a notifié à l’ONU son intention de se retirer de l’accord. En novembre 2018, un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement note que même si États signataires de l’accord accomplissent les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre qu’ils ont promis individuellement, « il en résultera probablement une augmentation de la température mondiale d’environ 3 °C d’ici la fin du siècle ».
Août 2021
Rapport du Giec
Le Giec publie en août 2021 la première partie – sur trois – de son sixième rapport sur le changement climatique. Ce document, approuvé par les gouvernements de 195 pays, dresse un état des lieux alarmant du climat. Le Giec estime désormais que le seuil d’un réchauffement de la planète de 1,5 °C par rapport aux températures de la seconde moitié du XIXe siècle sera franchi « au début des années 2030 », soit « 10 ans plus tôt » que l’estimation de 2019. Les experts du Giec affirment que certains changements sont « irréversibles pour des siècles, voire des millénaires », comme la montée des océans due à la fonte des glaces. Trois mois plus tard, à l’occasion de la COP26 de Glasgow, en Écosse, près de 200 pays acceptent le pacte de Glasgow, qui contient une mention inédite des énergies fossiles : il appelle les pays à « intensifier les efforts vers la réduction progressive de l’énergie produite à partir du charbon sans systèmes de capture » de CO2 et à « l’élimination des subventions inefficaces aux énergies fossiles ».
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ndé
en 2025
Au GIEC, une bataille très politique autour des dates de publication du prochain rapport d’évaluation, 15.11.2025 https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/11/15/au-giec-une-bataille-tres-politique-autour-des-dates-de-publication-du-prochain-rapport-d-evaluation_6653549_3244.html
Pour la quatrième fois en deux ans, les pays n’ont pas réussi à s’accorder sur le calendrier du rapport phare du groupe d’experts du climat. Certains pays veulent repousser sa parution pour amoindrir l’action climatique.
Par Audrey Garric
"... Ce calendrier doit être validé par consensus par les Etats, qui sont les membres du GIEC. Les coprésidents des trois groupes de travail de l’instance ont proposé que les rapports soient approuvés en mai, en juin et en juillet-août 2028, juste avant le deuxième bilan mondial de l’action climatique, fin 2028. Ce rendez-vous quinquennal prévu par l’accord de Paris est crucial : il évalue les progrès collectifs des Etats face au réchauffement climatique afin de faire avancer l’action."
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"Le prochain rapport d’évaluation s’annonce encore plus sévère que le précédent ; il paraîtra à un moment où l’humanité sera en train de franchir le seuil de + 1,5 °C de réchauffement, l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris.
« Certains pays tentent de saboter le GIEC non pas en contestant la science, mais en ralentissant son rythme », dénonce Valérie Masson-Delmotte, ancienne coprésidente du groupe 1 de l’organisation. (...)"
Summary report 27–30 October 2025
https://enb.iisd.org/intergovernmental-panel-climate-change-ipcc-63-summary
image : via "Le rapport de synthèse du GIEC, « un guide pratique pour désamorcer la bombe à retardement climatique »", 20.03.2023, màj le 16.05.2024 https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/03/20/le-rapport-de-synthese-du-giec-un-guide-pratique-pour-desamorcer-la-bombe-a-retardement-climatique_6166256_3244.html
https://app.brief.me/panorama/climat/?utm_medium=social&utm_source=bluesky