loading . . . Facturation Ă©lectronique obligatoire, c'est non ! - Facturation Ă©lectronique obligatoire, c'est non ! - Plateforme des pĂ©titions de lâAssemblĂ©e nationale "Le monde ne sera pas dĂ©truit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans rien faire." Albert Einstein Le 25 mars 2024, Gabriel Attal, 1er ministre, et Bruno Lemaire, ministre des finances, ont publiĂ© avec le Conseil d'Etat le dĂ©cret n° 2024-266, "relatif Ă la gĂ©nĂ©ralisation de la facturation Ă©lectronique dans les transactions entre assujettis Ă la taxe sur la valeur ajoutĂ©e et Ă la transmission des donnĂ©es de transaction". Nous entrepreneurs, et nous clients, n'avons pas Ă©tĂ© consultĂ©s sur ce sujet majeur, dont les consĂ©quences Ă©thiques et concrĂštes sont pourtant de la plus haute importance. Nous demandons que l'obligation de la facturation Ă©lectronique et de l'adhĂ©sion Ă une plateforme agrĂ©e par l'Etat ainsi que leurs consĂ©quences soient : 1. portĂ©e Ă la connaissance du grand public et fasse l'objet d'un dĂ©bat donnant un temps de parole Ă©gal aux dĂ©fenseurs et aux dĂ©tracteurs de la facturation Ă©lectronique 2. soumise au vote des parlementaires Voici notre point de vue d'entrepreneur et quelques arguments en dĂ©faveur de la facturation Ă©lectronique : - l'Etat assume d'utiliser cet outil pour renforcer le contrĂŽle et dissuader la fraude, notamment la fraude Ă la TVA. Or, plus on ajoute de procĂ©dures aux entreprises, plus le travail au noir dĂ©lestĂ© d'administratif devient tentant. Par ailleurs, les grosses entreprises avec des moyens de conseils et d'optimisation fiscale auront toujours les moyens de contourner cette loi. Cette mesure est contre-productive et inefficace pour lutter contre la fraude. - E-invoicing: la collecte de donnĂ©es via le format FacturX est un entrisme de plus dans la vie privĂ©e des entreprises. L'identitĂ© de nos clients pros (via le siret), et le dĂ©tail de nos Ă©changes, n'a pas Ă ĂȘtre portĂ© Ă la connaissance du FISC. Seul le montant global des transactions pour prĂ©lever l'impĂŽt lui revient. Nous refusons de devenir les agents de renseignements du FISC pour nos fournisseurs et nos clients. - E-reporting : le report sur les plateformes des ventes aux particuliers est exactement identique Ă la dĂ©claration URSSAF : ce dĂ©cret ne simplifie rien : il crĂ©e un doublon. L'argument de simplification est nul et non-avenu. - A l'heure oĂč les affaires de piratages de donnĂ©es française dĂ©frayent hebdomadairement la chronique, ce nouveau pas dans la numĂ©risation entraines des risques rĂ©els et est contraire Ă la prudence la plus Ă©lĂ©mentaire. - L'importante consommation d'eau engendrĂ©e par le tout numĂ©rique est difficilement compatible avec la dĂ©fense d'un projet Ă©cologique. - Nos impĂŽts payent le salaire des contrĂŽleurs fiscaux. Or, avec ce dĂ©cret, l'Etat dĂ©lĂšgue une partie de ce contrĂŽle via l'outil de ce contrĂŽle Ă des plateformes privĂ©es, sans pour autant baisser l'impĂŽt. - Certaines de ces plateformes engendrent un coĂ»t supplĂ©mentaire pour les entreprises, que les petites structures ne peuvent plus absorber. Nous ne sommes pas les vaches Ă lait d'un Etat qui dilapide notre argent chĂšrement gagnĂ©. - Certaines plateformes nĂ©cessitent une formation payante, parfois financĂ©e d'office par le CPF. C'est un dĂ©tournement du CPF. Le CPF a pour but " de contribuer, Ă lâinitiative de la personne elle-mĂȘme, au maintien de lâemployabilitĂ© et Ă la sĂ©curisation du parcours professionnel." (source travail-emploi.gouv). OĂč est dans ce cas "l'initiative de la personne elle mĂȘme"? Le CPF n'a pas Ă payer notre mise en conformitĂ© Ă des normes que nous n'avons pas voulue. - Enfin, les discussions entre professionnels rĂ©vĂšlent de nombreux impensĂ©s dans ce systĂšme qui rendent manifeste la dĂ©connexion complĂšte de cette mesure avec le quotidien des entrepreneurs (fournisseurs non professionnels, achats d'occasion, vente en ligne avec des versements des plateformes de e-shop non corrĂ©lĂ©s avec les factures Ă©mises par lesdites plateformes du fait des frais, complication pour toutes les petites ventes de marchĂ©, sans compter les erreurs de paiement des clients, les remises post-facture pour compenser ces Ă©tourderies etc...) Pour finir, cette mesure imposĂ©e sans notre consentement et sans dĂ©bat prĂ©sente plus d'inconvĂ©nients que d'avantages et nous emmĂšne dans un systĂšme de surveillance que nous ne cautionnons pas. Si l'Etat veut lutter contre la fraude, qu'il le fasse avec ses effectifs payĂ©s par nous, pas avec des plateformes privĂ©es ni en collectant au passage des donnĂ©es qui ne le concerne pas. Nous demandons simplement de pouvoir travailler au lieu de passer 25% de notre semaine Ă faire de l'administratif. Une simple vendeuse de cartes postales https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5174?locale=fr&fbclid=Iwb21leARG5b1jbGNrBEblbGV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHtatBWQTs7NC9SF-gcJsw47KLyzLdT8aTlCKgjxYwOAUiv3LznYj-42DCUHO_aem_61mzB41tTBDlclcJCLILoQ