loading . . . Bilan animĂ©s 2025 Câest parti pour la petite revue des animĂ©s de 2025. Pas forcĂ©ment sortis en 2025 mais que jâai eu lâocasion de regarder Ă ce moment-lĂ . Mine de rien jâai regardĂ© plus de choses que je ne lâimaginais au dĂ©but de lâannĂ©e, et ce malgrĂ© le gros blanc de la saison dâautomne 2025 oĂč jâavais littĂ©ralement rien Ă regarder.
Les images sont tirĂ©es de captures dâĂ©cran rĂ©alisĂ©es par Amo pour son bot Mastodon Kasumin !
Allez, lezgongue !
# Watanare â Yâa pas moyen que je sois ta petite amie ! A moins queâŠ
Je en sais mĂȘme plus comment je suis tombĂ© dessus. Une recommendation je crois. Lâopening et lâending sont rigolos (muri muri~) et le concept sent bon la sĂ©rie low cost et un peu daubĂ©e adaptĂ©e dâun light novel de seconde zone : Renako Ă©tait une fille tout Ă fait lambda et solitaire au collĂšge qui nâavait aucune amie ou si peu, et qui passait son temps sur les jeux vidĂ©o. ArrivĂ©e au lycĂ©e elle veut changer ça, et au lieu de se faire des amies elle se retrouve avec la fille la plus populaire du lycĂ©e, Mai, qui lui dĂ©clare sa flamme. ProblĂšme : Renako nâest absolument pas attirĂ©e par les filles et essaye de convaincre Mai de juste ĂȘtre son amie. Bien sĂ»r, dâautres filles vont se greffer Ă lâaffaire.
A priori inoffensif, Watanare se rĂ©vĂšle en rĂ©alitĂ© plutĂŽt drĂŽle, parfois mĂȘme touchant selon lâarc en cours et le personnage que ça concerne. Parce quâil nây a pas que Mai qui mâaille (erm), je trouve par exemple Ajisai particuliĂšrement choupie avec sa petite voix. En plus de ça lâanimĂ© a le bon goĂ»t dâĂȘtre plutĂŽt joli. Sans me faire mourir de rire, la sĂ©rie mâa arrachĂ© quelques sourires bien sentis, donc câĂ©tait une bonne pioche.
# Panty & Stocking (S1 et S2)
A lâĂ©poque de sa sortie jâavais complĂštement zappĂ© P&S. CâĂ©tait vraiment pas ma came. Trop barrĂ©, et difficilement lisible, et les blagues de cul toute les 10 secondes câĂ©tait pas non plus mon fort. Au final jâai pratiquement droppĂ© la sĂ©rie arrivĂ© Ă la moitiĂ©, mĂȘme si lâhistoire de deux anges dĂ©chues qui baisent et insultent Ă tout va câĂ©tait plutĂŽt rigolo au dĂ©but. Au dĂ©but.
Puis la saison 2 est arrivĂ©e et avec un doublage en français qui mâa rendu curieux.
Tout dâun coup je me suis dit « HĂ© mais en fait avec un doublage ça passerait peut-ĂȘtre mieux ? » jâai donc rematĂ© la S1 (en VOSTF) pour arriver au mĂȘme constat : jâaime pas.
Mais je me lance quand mĂȘme dans la S2⊠et ben jâai pas Ă©tĂ© déçu du voyage ! Le doublage Ă©tait vraiment hyper rĂ©ussi, et avec les sous-titres en omins je pouvais me concentrer sur lâanimation qui va autant Ă 200 Ă lâheure, et câĂ©tait loin dâĂȘtre dĂ©sagrĂ©able au final. Ca reste du pur dĂ©lire visuel et scĂ©naristique que jâaurais du mal Ă recommander Ă tout le monde. Ceci dit, rien que pour le doublage qui se lĂąche complĂštement ça vaut vraiment le coup dâĆil (ou dâoreille.) Je sais que jâinsiste sur le sujet mais ça fait bien 5-8 ans quâon est gĂątĂ©s pour la plupart des doublages de sĂ©ries animĂ©es venant du japon, oĂč on sent beaucoup la passion des comĂ©diens et comĂ©diennes.
Je veux pas enterrer les VO parce quâil est quand mĂȘme difficile de battre les japonais sur ce terrain, mais aujourdâhui on aurait tort de bouder notre plaisir surtout quand le doublage nous fait parfois aussi entendre des dialogues de fond quâon ne comprend pas forcĂ©ment avec de la VOST, par exemple. Ca permet aussi de mieux profiter de lâanimation et ça câest chouette.
# Majestic Prince
A sa sortie jâavais pas vraiment prĂȘtĂ© attention Ă la sĂ©rie, il y avait sĂ»rement bien mieux Ă voir Ă ce moment. Et puis avec un titre pareil jâai pensĂ© Ă un de ces animĂ©s pour _fujoshi_ qui ne mâattirent pas spĂ©cialement. Mais ça fait dĂ©jĂ deux Ă©pisodes de Super Robot Wars oĂč la sĂ©rie apparaĂźt et ça mâa rendu curieux, surtout que jâaime bien tout ce quâil se passe dans lâespace de maniĂšre gĂ©nĂ©rale.
On suit donc cinq Ă©tudiants dâune acadĂ©mie, gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s, qui font partie dâune Ă©quipe parmi dâautres (la Team Rabbits) et qui vont devoir batailler dans une guerre contre des extraterrestres voulant envahir la terre, les Wulgaru. Le problĂšme câest quâils sont tous les cinq trĂšs trĂšs nuls et moquĂ©s de leurs pairs. On va suivre leur Ă©volution et leurs premiĂšres victoires (et dĂ©faites) dans cette guerre qui semble perdue dâavance face Ă un ennemi puissant et insaisissable.
Il y a dans Majestic Prince une certaine naĂŻvetĂ©. On sâattache un peu aux personnages malgrĂ© des moments trĂšs maladroits voire cringes. Clairement il faut laisser osn cerveau Ă lâentrĂ©e et ne pas sâattendre Ă des miracles. Il y a tout de mĂȘme des bons moments car les persos Ă©voluent et deviennent moins cons, plus responsables et un peu plus adultes au final. Pareil, il ne faut pas sâattendre Ă un message trĂšs profond mĂȘme si il essaye. Il essaye juste, quoi.
Le chara design est un peu chelou par moments et la 3D passable pour lâĂ©poque mĂȘme si on a du mal Ă lire certains combats je trouve.
Jâirai pas jusquâĂ recommander non plus, mais jâai pas eu envie de dropper la sĂ©rie (si ce nâest dans son premier quart oĂč tout le monde Ă©tait insupportable.) Par contre mĂȘme si la fin est un peu courte (mais satisfaisante) Ă©vitez lâOAV et le film : LâOAV introduit des personnages que vous ne reverrez jamais (une bĂȘte apparition dans le film) et le film nous sort un mĂ©chant de nulle part qui ne sert Ă rien. Bon au moins le film est pas trop laid.
# Bloom
Vous me connaissez peut-ĂȘtre, mais je suis un fan des romances. Si elles ont de la comĂ©die en plus, câest sympa. Mais si elles sont mignonnes et sucrĂ©es Ă en vomir ? Quâelles me font _sentir vivant_ ? Alors lĂ je craque.
Mais Bloom câest pas tout Ă fait ça. Câest une romance certes, mais une qui sonne juste et qui vous font dire que certains personnages sont trop purs pour ce monde.
Rintaro est un mec lambda mais un peu timide dâune Ă©cole pour garçons. Il vit sa vie de lycĂ©en normal qui veut ĂȘtre un bon pote pour ses amis. Il a les cheveux dĂ©colorĂ©s ? Des piercings ? Un look de dĂ©linquant japonais ? Et alors ? Il est fils de pĂątissiers, et un soir, il fait la rencontre dâune jeune cliente, Kaoruko, qui vient parfois acheter des gĂąteaux Ă la pĂątisserie de ses parents. Les deux sont aussi timides lâun que lâautre et Kaoruko en pince visiblement pour lui mais lui se dit quâil ne mĂ©rite pas toute cette attention, et pourtant il va dĂ©couvrir ce que câest dâĂȘtre amoureux petit Ă petit.
Le problĂšme câest que Kaoruko est une fille du lycĂ©e Kikyo. Un lycĂ©e pour filles de bonne famille qui se trouve ĂȘtre juste Ă cĂŽtĂ© du lycĂ©e pour garçons de Rintaro⊠mais les Ă©lĂšves et les profs de Kikyo dĂ©testent royalement le lycĂ©e de Rintaro et tout ce qui lâentoure.
Il y a un petit cĂŽtĂ© Romeo et Juliet dans tout ça, oĂč Rintaro va se dire quâil ne doit pas traĂźner avec Kaoruko parce que ça pourrait lui causer des ennuis Ă elle, tout ça tout ça⊠Bien sĂ»r les amis de Rintaro vont sâen mĂȘler, la meilleure amie de Kaoruko aussi, et ça va faire un joli flan moelleux et sucrĂ© quâon va dĂ©vorer pendant une douzaine dâĂ©pisodes avec dĂ©lectation. Kaoruko affiche des bouilles super mignonnes, et son sourire est trĂšs contagieux. Bref, leur romance est vraiment choupie.
Bloom câest super, foncez. Ca se dĂ©guste comme une boĂźte de pĂątisseries de votre boulangerie au coin de la rue.
# Rascal (films et S2)
Jâavais beaucoup aimĂ© Rascal Does not Dream of Bunny Girl sempai. Surtout certains arcs comme celui de Rio Futaba (sans dĂ©conner, Axel qui aime une fille Ă lunettes et ponytails, mais colorez-moi surpris.) Ouais câĂ©tait un peu le monogatari du pauvre, mais moi ça me faisait plutĂŽt penser Ă du Haruhi finalement.
Jâavais aimĂ© le premier film qui a suivi, mĂȘme sâil Ă©tait assez prĂ©visible, il Ă©tait plutĂŽt bien rĂ©alisĂ©.
Jâai mis longtemps avant de rattraper le train et regarder les deux petits films suivants, et la saison 2. Et jâai Ă©tĂ© trĂšs déçu.
Les deux films sont en fait des Ă©pisodes plus longs pour raconter une partie de lâhistoire, et sont chiants comme la mort. Ils auraient pu largement ĂȘtre arccourcis et mieux se passer. Pire encore ils ne sont mĂȘme pas vraiment nĂ©cessaires pour comprendre la suite de lâhistoire qui arrive avec la saison 2 car ils sont principalement axĂ©s sur la petite sĆur qui apprend Ă sortir de son cocon protecteur (elle Ă©tait un peu _hikkikomori_ Ă cause de raisons.)
La saison 2 quant Ă elle change un peu car elle se passe Ă lâuniversitĂ©. Sakuta commence ses Ă©tudes, se fait des amis (dont une meuf plutĂŽt cool avec qui il sâentend bien et que je trouve vraiment chouette Ă cause de son franc parler. Vraiment un perso rĂ©ussi.) et sort avec Mai, qui commence bien sa carriĂšre de mannequin et dâactrice. Il cotoie toujours Futaba avec qui il enseigne les maths dans une boĂźte de cours de soutien. Le truc câest quâil va se rendre compte quâune fille en costume de mĂšre noĂ«l traĂźne sur le campus et personne ne semble la remarquer. Ca vous rappelle quelque chose ? Bien sĂ»r puisque câest lâintrigue du premier arc de la saison 1. Sauf que lĂ les enjeux sont trĂšs diffĂ©rentsâŠ
Il y a des passages que jâai pas mal apprĂ©ciĂ© dans cette saison 2, mais le tout Ă©tait globalement assez mou, encore plus que la premiĂšre saison mais moins que les films. On peut pas dire que la sĂ©rie des Rascal soit trĂšs rythmĂ©e dans lâensemble, mais il y avait je pense moyen de faire quelque chose de bien mieux Ă lâĂ©cran. Reste que, si on sâattache un tant soit peu aux diffĂ©rents personnages, ça se laisse regarder. Un aspect que jâai particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© malgrĂ© cet avis trĂšs mitigĂ©, câest que ça se passe plus au lycĂ©e mais Ă lâuniversitĂ©, avec des problĂ©matiques de jeunes de cet Ăąge, et bon sang, ça fait aussi du bien de voir quâil y a de plus en plus de productions avec des personnages principaux en Ă©tudes supĂ©rieures ou carrĂ©ment adultes (mĂȘme si la plupart des adultes finissent par se faire _isekai_ mais bon, on va pas trop se plaindre.) Est-ce que jâen ai marre des lycĂ©es ? AprĂšs plus de 30 ans Ă regarder des animĂ©s, peut-ĂȘtre un peu quand mĂȘme, on va pas se mentir.
Un truc que jâaime dans cette sĂ©rie câest quâen fait, la relation amoureuse entre Mai et Sakuta est limite secondaire. Tout le monde lâaccepte, il nây a pas de jalouseries ou de triangles amoureux, Sakuta est super rĂ©glo, Mai aussi, on Ă©vite les malentendus Ă la con qui sont des moteurs Ă drama dans ce genre dâhistoires⊠De la mĂȘme façon les autres filles sont juste des potes de Sakuta et parfois aussi de Mai, et la petite soeur admire son frangin et lui veut juste son bonheur et la protĂ©ger sans arriĂšre pensĂ©es. Et mine de rien, tout ça ça fait vraiment du bien quand on voit parfois le reste de la productionâŠ
A noter aussi que cette saison 2 est sortie sans possibilitĂ© de revoir la saison 1 (originellement sortie chez Wakanim) et surtout, elle propose un doublage en VF alors que la saison 1 nâen avait pas. De la mĂȘme façon, impossible de voir les films de façon lĂ©gale aujourdâhui⊠Je suis tombĂ© plus tard sur une version doublĂ©e de la S1 en navigant sur les hautes mers un peu au hasard, mais câest encore une sĂ©rie qui souffre dâune mauvaise distribution ici suite au rachat de Wakanim par Crunchyroll.
# My dress up darling (S1 et S2)
VoilĂ que je me plaignais des lycĂ©es et on y retourne ! My dress up darling, aussi connu chez nous en manga sous « Sexy Cosplay Doll » (sic), câest lâhistoire de Wakana et de Marin, deux lycĂ©ens que tout oppose. Wakana est un garçon solitaire dont la passion est la rĂ©alisation de poupĂ©es traditionelles japonaises, et Marin est une jeune mannequin qui est en fait une sacrĂ©e otaku et qui veut faire du cosplay. Marin dĂ©couvre que Wakana fait de la couture (pour ses poupĂ©es). Elle trouve ça trop gĂ©nial et son enthousiasme envahissant la pousse Ă demander Ă Wakana de lui faire des costumes de ses hĂ©roĂŻnes prĂ©fĂ©rĂ©es. De fil en aiguille (_pun very much intended_) Wakana va devenir le costumier de Marin qui va petit Ă petit dĂ©couvrir les joies du cosplay, rencontrer dâautres cosplayeurs et⊠tomber amoureuse de Wakana.
Je nâai malheureusement pas accrochĂ© au manga, que je trouvais vraiment beaucoup trop lent. Or la sĂ©rie animĂ©e, elle, marche plutĂŽt bien, mĂȘme si on regrettera le fanservice omniprĂ©sent dans la saison 1. Alors certes elle se calque sur le fanservice du manga dĂ©jĂ bien prĂ©sent, mais je pense que ça aurait pu ĂȘtre attĂ©nué⊠Ce fanservice dessert grandement le propos de la sĂ©rie, et heureusement ça se calme avec la saison 2 parce quâen fait, My Dress up Darling est un concentrĂ© de bons sentiments et dâinitiation Ă lâunivers du cosplay. Surtout la sĂ©rie envoie des messages incroyablement positifs sur cet art. On y voit des personnages passionnĂ©s qui communiquent trĂšs bien leur amour du cosplay, qui donnent des astuces sans que ça fasse documentaire, et on passe un trĂšs bon moment en leur compagnie. Bien sĂ»r, la romance entre Wakana et Marin ajoute un peu de sucre dans tout ça mais clairement pour moi câest secondaire par rapport Ă ce que propose la sĂ©rie.
Clairement, essayez de faire abstraction du fanservice du dĂ©but de la premiĂšre saison et enchaĂźnez sur la deuxiĂšme. La S2 câest vraiment la saison de la maturitĂ©.
# CITY THE ANIMATION
Le dernier petit bĂ©bĂ© de Kyoto Animation est sorti lâan dernier, du mĂȘme auteur que Nichijou. Je nâavais pas du tout aimĂ© Nichijou. Trop barrĂ©, trop random, et les couleurs utilisĂ©es rendaient le visionnage trop difficile pour moi. Ici on a quelque chose dâextrĂȘmement contrastĂ©, presque trop colorĂ© mĂȘme, et on a mĂȘme un doublage français dĂ©jantĂ©. Et la simplicitĂ© du trait ici permet aux animateurs de rĂ©aliser quelques scĂšnes dâexception dans le plus pur style dâexcellence auquel Kyoto Animation nous a habituĂ©s.
Reste que⊠câest random ? On suit plein de personnages dâune petite ville du Japon (CITY) qui vivent chacun leur petite vie. Parfois ils se rencontrent et ça fait des chocapics, mais clairement jâaurais bien du mal Ă vous dĂ©crire ce quâil se passe tellement câest perchĂ©. Reste que si vous avez aimĂ© Nichijou, vous aprpĂ©cierez sĂ»rement. Moi, Ă part la performance graphique agrĂ©able, ça mâa clairement pas fait rire une seule fois. Sourire tout au plus.
# Iâm the Evil Lord of an Intergalactic Empire
Attention attention. Je dĂ©teste les _isekai_ avec une grande passion, vous le savez tous. Mais il en faut parfois bien un dans toute une annĂ©e auquel je vais accrocher. Et lĂ , ce qui mâa attirĂ©, câest Amagi, la maid androĂŻde du protagoniste principal. VoilĂ . A partir de lĂ jâai Ă©tĂ© entraĂźnĂ© par la spirale de cet animĂ©, et je dois vous avouer que jâen suis pas trĂšs fier mĂȘme si Evil Lord arrive parfois Ă briller un petit peu sous toute cette couche de crasse que reprĂ©sente le genre tout entier dâisekai.
DĂ©jà ça commence trĂšs mal : un salaryman qui se fait piĂ©ger par son patron. VirĂ©, il dĂ©couvre que sa femme ne lâaime plus depuis longtemps, le trompe, et que sa fille nâest peut-ĂȘtre mĂȘme pas la sienne. Clairement le premier Ă©pisode dĂ©crit de façon assez malsaine la descente aux enfers de notre « hĂ©ros » qui va mourir seul chez lui Ă©puisĂ© par la maladie et le travail de chantier. Le dieu du dĂ©sespoir, qui se nourrit bien dĂ©jĂ de tout ça, va lâenvoyer dans un autre monde oĂč il naĂźt certes comme fils de comte, mais dâun comte fauchĂ© comme les blĂ©s qui a dillapidĂ© sa thune avec sa femme. Ils vont mĂȘme aller jusquâĂ fuir pour Ă©viter les consĂ©quences et lĂ©guer le domaine (la planĂšte) Ă leur jeune fils. Mais voilĂ , vu al vie de merde quâil a eu prĂ©cĂ©demment, notre pauvre jeune rĂ©incarnĂ© va se dire « perdu pour perdu je vais devenir un super seigneur du mal. »
Premier problĂšme : Vu quâil est trĂšs intelligent et bien Ă©paulĂ© par son IA Amagi qui gĂšre toute une partie du royaume, il va faire du trop bon travail, remettre la planĂšte sur pied, rembourser les dettes de sa maison, lever une armĂ©e et amĂ©liorer la vie de ses sujets de façon spectaculaire⊠mais du coup câest quelquâun de bien en fait !?
Tout le sel de lâhistoire rĂ©side en effet dans ce contraste incroyablement bien jouĂ©, qui nait de malentendus en malentendus, oĂč il va se prendre pour un seigneur du mal et accidentellement faire le bien autour de lui. Du coup ça donne un cocktail surprenamment drĂŽle, mĂȘme si certains Ă©lĂ©ments de lâintrigue font un peu tĂąche. Le fanservice pour commencer, mais aussi des scĂšnes de torture assez difficiles (heureusement il nâen est pas lâauteur). A cĂŽtĂ© de ça ça soulĂšve des questions sur lâIA et les androĂŻdes au sein de la societĂ©. Je sais pas câest un peu comme la dissonance entre les bonnes idĂ©es de Sword Art Online sur la VR et les scĂšnes de viol dĂ©finitivement inutiles dans ce dernier, comme si lâauteur hĂ©sitait entre sa persona cringe dâadolescent de 14 ans et ses idĂ©es dâadulte sensĂ©es faire rĂ©flĂ©chir.
Reste que jâai quand mĂȘme passĂ© un bon moment sur lâanimĂ© et jâen susi le premier surpris. Les malentendus et le cĂŽtĂ© over the top rendaient tout ça super drĂŽle et divertissant. Si quelquâun comme moi qui dĂ©teste les _isekai_ a aimĂ© Iâm the Evil Lord of an Intergalactic Empire, câest quâil y a quelque chose non ?
# Nukitashi
Un passage sur r/HENTAI_GIFS mâa fait dĂ©couvrir Nukitashi et je vous avoue que jâai pas Ă©tĂ© déçu du voyage. Imaginez plutĂŽt : une Ăźle japonaise fait passer une loi locale qui encourage le sexe dĂ©bridĂ© avec quiconque. Le problĂšme câest que ça sâaccompagne dâidĂ©e fascisantes sur la question : si vous nâaimez pas ça, vous ĂȘtes vu comme un paria, voire condamnĂ©. Le sexe monogame est Ă©galement proscrit, vous devez vous accoupler avec plus dâune personne et câest limite si lâamour on sâen branle (Ă bah si en fait câest exactement ça.)
Notre hĂ©ros Junnosuke retourne sur cette Ăźle oĂč il a vĂ©cu enfant, en compagnie de sa jeune sĆur. Ils vont vivre dans la maison de leurs grands parents dĂ©cĂ©dĂ©s et dĂ©couvrir les us et coutumes de cette Ăźle oĂč le sexe est permis Ă tout endroit et tout moment de la journĂ©e. Lâanime y va donc Ă fond en contournant la censure habituelle autant que possible en montrant des scĂšnes de cul sans aucun sens (genre les Ă©tudiants baisent aprĂšs la fin des cours dans les salles de classe) comme si on Ă©tait dans un mauvais hentai mais lĂ©gal. Parce quâil sâagit de ça bien Ă©videmment.
Mais notre hĂ©ros, lui, il est diffĂ©rent. Il ne veut pas de tout ça, il dĂ©teste le sexe en fait. Et il fera tout pour ne pas perdre sa virginitĂ© mais aussi pour protĂ©ger celle de sa sĆur (qui a un peu de rĂ©pit en arrivant parce quâelle doit prendre des mĂ©dicaments contraceptifs et se faire tester avant quâon puisse la toucher â elle a mĂȘme un sticker sur son uniforme pour dire quâelle est hors jeuâŠ)
On va donc suivre Junnosuke et sa sĆur, mais aussi dâautres personnages qui refusent cette nouvelle loi en bloc. Ensemble ils vont former le NLNS (No Love No Sex) et se battre littĂ©ralement contre ce systĂšme Ă coup de gadgets afin de tenter de renverser la vapeur et invalider tout ça.
Nukitashi est un VN Ă la base et ça se sent. Le truc câest que lâanimĂ© qui en dĂ©coule a eu un budget incroyable et ça se voit Ă tous les niveaux dâanimation, que ça soit au gĂ©nĂ©rique comme durant les Ă©pisodes. Nukitashi me rappelle surtout ces animĂ©s dĂ©jantĂ©s des annĂ©es 2000 oĂč le sexe Ă©tait utilisĂ© comme ressort humoristique sauf que là ça brise toutes les vitres et fout les potards Ă 1000%. Si le premier Ă©pisode brille Ă©normĂ©ment par la surprise, une certaine lassitude sâinstalle rapidement oĂč on sent que passĂ© son concept trĂšs original de lutte contre le fascisme sexuel, ben ça nâavance pas trop. Il faudra attendre le dernier quart de la sĂ©rie pour avoir des rĂ©ponses Ă certains mystĂšres : pourquoi il veut Ă tout prix protĂ©ger sa sĆur, pourquoi il a une aversion du sexe (ça va vous Ă©tonner, promis,) ou pourquoi et comment cette loi a pu passer.
Nukitashi reste tout de mĂȘme une chevauchĂ©e agrĂ©able dont le climax fera sans aucun doute sourire, pour peu que vous que vous Ă©cartiez les coulisses de votre esprit et acceptez un univers dĂ©lirant, vulgaire, parfois drĂŽle mais jamais grossier ni mĂ©chant.
Dans un sens je regrette un peu quâil nây ait plus de sĂ©ries dĂ©jantĂ©es qui se prennent trop au sĂ©rieux pour leur propre bien comme des Shimoneta, Yakitate Japan, Grisaia ou Akiba Maid War, pour nâen citer que quelques uns. Partir dâun dĂ©lire et y aller Ă fond, câest ça que jâai aimĂ© dans le Japon.
# Apocalypse Hotel
JâĂ©tais pas trop partant pour cette sĂ©rie, et puis on mâa dit quâil y avait des robots et jâaime bien les robots.
Le premier Ă©pisode commence et il est un peu angoissant : lâhumanitĂ© est atteint dâune Ă©norme pandĂ©mie et dĂ©cide de sâexiler dans lâespace. Ils laissent la planĂšte sans personne, sauf un gĂ©rant dâhotel qui laisse ses robots sur place. Et les robots continuent de faire tourner lâhotel sans client pendant des annĂ©es, puis des dizaines dâannĂ©es⊠La nature reprend un peu ses droits mais lâhotel continue de tourner tant bien que mal. JusquâĂ ce quâun alien, puis deux, puis trois, nâarrivent sur Terre et soient acceuillis par les robots, dont la concierge de lâhotel Yachiyo, qui tient Ă tout pris Ă garder lâhotel sur pied en attendant un (trĂšs) hypothĂ©tique retour des humains.
Chaque Ă©pisode ou presque montre de nouveaux clients qui arrivent et repartent, et comment la vie de lâhotel sâorganise. Et il se passe du temps durant la sĂ©rie, et ça câest un truc que jâaime bien. Quelques Ă©lipses temporelles aident Ă passer le temps, les choses Ă©voluent, du staff alien sâinstalle et continue de faire vivre lâhotel⊠Bref câest un mĂ©lange entre expĂ©rimentations et tranche de vie. ExpĂ©rimentations parce que chaque petite histoire joue un peu dans un genre diffĂ©rent, et on se retrouve avec un melting pot qui marche super bien. Parfois chill, parfois dĂ©lirant, parfois Ă©mouvant ou philosophique, Apocalypse Hotel câest tout ça Ă la fois. Cela rend la sĂ©rie et ses personnages diablement attachants. On passe toujours de trĂšs bons moments avec cette sĂ©rie.
Si câest pas lâanimĂ© de lâannĂ©e pour moi, ça reste un excellent souvenir que je conseille Ă beaucoup de gens.
# Gundam ZZ
AprĂšs Gundam Zeta en 2024 jâai enchaĂźnĂ© sur Double Zeta en 2025 et _oh boy_.
Personne ne plaisantait en me disant de zapper Gundam ZZ. La sĂ©rie a voulu devenir plus accessible, Ă lâaube des annĂ©es 90s, sĂ»rement Ă©chaudĂ©s par la rudesse de Gundam Z qui Ă©tait sĂ©rieux voire sombre. Du coup on a des perosnnages « comiques » qui font des blagues et des trucs dĂ©biles tout le temps. Les gentils comme les mĂ©chants sont tous plsu dĂ©biles les uns que les autres et si jâavais Ă©tĂ© le Capitaine Bright je me serais dĂ©jĂ tirĂ© une balle dâavoir un Ă©quipage aussi dĂ©sobĂ©issant et dĂ©bile.
Puis, passĂ© les 24 douloureux premiers Ă©pisodes on assiste Ă un changement de ton, comme si quelquâun avait actionnĂ© un interrupteur. Le reste de la sĂ©rie se tient plutĂŽt bien mais quâest-ce quâon souffre. Jâai mis des semaines Ă passer cette premiĂšre partie pour une rĂ©compense au final pas si ouf que ça.
Jâai enchainĂ© sur G-Gundam ensuite et câĂ©tait un tout autre dĂ©lire. Jâai fini par drop au bout dâune dizaine dâĂ©pisodes parce que jâarrivais juste pas Ă entrer dedans.
Je reprendrai sĂ»rement les sĂ©ries Gundam plus tard, on mâen a recommandĂ© plusieurs, donc on va bien voir.
# Gundam Charâs Counterattack
Ah oui jâai aussi regardĂ© Charâs Counterattack, lâun des films les plus encensĂ©s et recommandĂ©s par les fans de Gundam. Il introduit des personnages un peu Ă©nervants mais il est aussi beaucoup trop condensĂ©. Il se pass beaucoup de choses trĂšs vite et ona du mal Ă capter parfois ce quâil se passe.
Par contre câĂ©tait un banger absolu en terme dâanimation. De la bonne animation des annĂ©es 80 faite avec amour et talent de lâĂ©poque. Ca fait que le film est trĂšs agrĂ©able Ă regarder mais difficile Ă comprendre surtout si on a vu ni la sĂ©rie originale de 79 ni Zeta.
Mais wow câĂ©tait beau, rien Ă redire.
# Grisaia Phantom Trigger
En 2024 jâavais regardĂ© les OAV (plutĂŽt bien) en prĂ©vision de la sĂ©rie en janvier 2025. Mais la sĂ©rie Grisaia Phantom Trigger a Ă©tĂ© finalement trĂšs dĂ©cevante. Elle a pratiquement oubliĂ© tout ce qui faisait le sel de la trilogie Grisaia : des persos attachants et qui forment une famille. Et mĂȘme si les persos de Grisaia Ă©taient socialement inaptes dĂ»s Ă des traumatismes divers et variĂ©s, ils nâĂ©taient pas tous des enfants soldats experts en maniement dâexplosifs, de sniper, de couteaux, sabres ou autres armes lĂ©thales.
LĂ on a juste lâimpression que Phantom Trigger joue Ă fond cette carte pour nous faire prendre ces adolescents en pitiĂ© et sâenfoncer dans des intrigues dignes dâun film de guerre. Car oui Ă un moment ils vont prendre part Ă une guerre entre deux factions dâun mĂȘme pays et là ça devient vraiment nâimporte quoi. Autant dans la premiĂšre trilogie yâavait des enjeux personnels intĂ©ressants pour chaque personnage (Amane et son syndrĂŽme de la survivante, Sachi qui se cherche une utilitĂ©, etc.) et des moments extrĂȘmement touchants (la confession dâAmane envers Yuuji) autant lĂ jâai dĂ©jĂ oubliĂ© les noms et les motivations des personnages tellement jâavais du mal Ă mâattacher Ă eux.
Bref cette obsession Ă envoyer des adolescents Ă la guerre, la vraie, en faire des assassins, câĂ©tait pas ce que mâavait vendu la trilogie initiale de Grisaia, oĂč la vie scolaire et ce qui sâensuivit Ă©tait lĂ pour donner une seconde vie Ă des personnes qui Ă©taient un peu mortes Ă lâintĂ©rieur. Yâavait un cĂŽtĂ© rĂ©demption et seconde chance qui mâa beaucoup plus touchĂ©. Dommage pour Phantom Trigger, qui a mon sens Ă oubliĂ© ses origines.
# The Dangers in my Heart S2
Jâavais bien aimĂ© la S1 de Dangers in My Heart, une romance collĂ©gienne mignonne et maladroite, mais au final mignonne, et câest ça qui compte. La S2 continue sur cette lancĂ©e avec de nouvelles situations sans changer la recette qui marche bien. Et ça avance mĂȘme ! Câest fou ça non ? OĂč sont mes comĂ©dies romantiques oĂč plus rien ne bouge ? Dangers in My Heart câest de la bonne guimauve (ou du chocolat chaud) quâon apprĂ©cie au coin du feu. Jâai pas grand chose dâautre Ă dire Ă part que jâai passĂ© un bon moment devant !
# Conclusion
Jâai rĂ©cupĂ©rĂ© pas mal dâanimĂ©s que je voulais voir depuis longtemps en 2025, et ça va continuer en 2026. Des vieilleries parfois, des trucs un peu plus rĂ©cents et encore dans lâimaginaire collectif⊠mais je suis bien dĂ©cidĂ© Ă regarder plus de choses et Ă continuer de me cultiver malgrĂ© que la production gĂ©nĂ©rale avec ses milliards dâanimĂ©s fantasy ou isekai rendent chaque saison un peu indigeste. Câest marrant parce que la fantasy jusquâĂ yâa, allez, au pifomĂštre, 8-10 ans, câĂ©tait vraiment plus du tout Ă la mode, et je vous parle pas des isekai. Remarquez je sais pas si câest mieux que toutes les comĂ©dies romantiques, adaptations de VN ou les animĂ©s de clubs quâon se bouffait Ă une Ă©poque aussi. Il y a toujours eu des grandes modes en animation comme ça, je regrette juste un peu les annĂ©es 90 (au risque de faire mon boomer) oĂč yâavait une place beaucoup plus grande offerte Ă la SF et aux Ă©popĂ©es spatiales.
Peut-ĂȘtre que ça reviendra au goĂ»t du jour qui sait !
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